Cheveux légèrement en bataille, yeux rieurs et un calme de façade qui ne trompe pas ses collègues, Mickaël est l’un des piliers de l’activité de conditionnement d’échalotes et d’oignons chez Pouliquen. Dans l’entreprise depuis quatorze ans, opérateur machine depuis douze, il est né dans le conditionnement de légumes, échalotes et pommes de terre en tête, presque au sens propre.
Le conditionnement, une histoire de famille
Mickaël est originaire de Santec, à quelques kilomètres du site de Pouliquen. Avant d’y poser ses valises, c’est avec son père qu’il a appris les métiers du conditionnement d’échalotes et de pommes de terre. « La même chose qu’ici, en moins moderne. Tout à la main. », dit-il avec le sourire tranquille de celui qui a vu évoluer les choses.
Quand l’entreprise familiale ferme ses portes, Mickaël ne s’attarde pas. Il travaille quelque temps dans une entreprise morlaisienne, avant de signer un CDI chez Pouliquen. On est en 2012. À l’école, il avait décroché un BEP comptabilité — « ça ne m’a jamais plu » — mais l’envie de travailler de ses mains, elle, n’a jamais faibli. Il a quitté les bancs de l’école à 19 ans sans regret, et n’en a pas eu depuis.
Au cœur de l’atelier de conditionnement
Aujourd’hui, Mickaël passe 80 à 90 % de son temps sur les machines : alimentation des filets d’échalotes et des filets d’oignons, pose d’étiquettes, gestion des lasers, tri, traçabilité.
Au fil des années, il a appris à couvrir l’ensemble des postes de l’atelier de conditionnement. Une polyvalence qui s’est construite naturellement, au contact de ses collègues et au gré des besoins du quotidien. Gestion des incidents machines, renfort côté chargement, coup de main à l’équipe légumes quand la cadence l’exige : c’est ce maillage humain, entre lui, Jean-Marc V.*, son binôme aux machines, et Johan, responsable du chargement et de la palettisation, qui assure la fluidité du conditionnement des échalotes et oignons, au fil des saisons.
Transmettre les bons gestes aux nouveaux arrivants fait également partie de ses missions. Machines, traçabilité, rythme de l’atelier : autant de repères qui s’acquièrent avec le temps.
Chez Pouliquen comme à la maison
Quatorze ans dans la même entreprise, ça crée des attaches. « Je suis à l’aise ici », dit Mickaël. « Je passe presque plus de temps ici qu’à la maison. »
La maison, justement, c’est un chantier permanent, dans le bon sens du terme. Travaux, jardin, poules… L’ancien basketteur a troqué le parquet pour la tondeuse et la brouette.
Attaché à son coin de Finistère, solide à son poste, appliqué : Mickaël est de ces salariés discrets qui font tourner une maison. Chez Pouliquen, nous mesurons la qualité de son travail et son implication. Merci, Mickaël.
*Il y a deux Jean-Marc dans l’équipe.

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